Monsieur le Président: un petit rien qui m'agace!


"Une gare, c'est un lieu où l'on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien."


https://static.blog4ever.com/2012/01/636480/v.gifoila bien une phrase insupportable dans votre bouche, monsieur le président. Qui donne la nausée. Dans une gare, on peut donc rencontrer un élu qui y vomit son mépris ahurissant pour les humains ordinaires. Tous ces gens qui ne sont là que parce qu'ils sont dans la vie, dans leur vie, parfois dure, parfois injuste, parfois lumineuse, parfois embrumée par les difficultés de tous ordres, par le monde que vous contribuez à ériger en modèle!.


"La réussite", votre inlassable crédo. Réussir, rêver de devenir milliardaire, c'est ça? La belle France, celle que, du haut de votre mégalomanie gominée pensez être la seule digne.


Cette phrase n'est pas un dérapage, une maladresse, c'est une faute impardonnable, une ignominie.


Ces gens qui passent, pour beaucoup, je pense à tous ceux qui n'ont pas fini banquiers chez Rothschild, n'ont pas eu votre parcours fleuri et idyllique, ont connu des galères, des angoisses, des errements, des échecs. Leur quotidien est une bataille, avancer pour ne pas sombrer, pour une vie souvent tellement difficile et désespérante, pour élever une progéniture pour laquelle on a peu d'espérance. Des gens qui se lèvent tôt ou se couchent si tard, qui luttent pour rester dignes et debout quand le système qui vous est si "cher" ne pense qu'à les courber.


Dans les gares, on croise toute une humanité, diverse, bariolée, active, laborieuse, une humanité en mouvement même si ce n'est pas pour aller là où le système entend la faire disparaître. Dans une gare se mêlent les odeurs de repas rapides, de sueur, de parfum, de fumée, les bruits, les mots échangés ou hurlés, le brouhaha de la vie qui frémit et se disperse. Toutes choses dont vous êtes protégé dans votre monde doré et aseptisé.


Des gens! Monsieur le président! Des gens avec leur passé, leur présent, et un avenir incertain grâce vous, qui vivent souvent de petits riens, de peu de choses, de ce que vos modèles de réussite veulent bien leur laisser.


Oser dire que ces gens ne sont rien, quelle honte!


Je fais partie de ces riens qui ont traversé la vie au service d'autres riens, parfois même des moins que rien, je n'ai aucune réussite à revendiquer, juste la certitude d'avoir œuvré utilement pour qu'un plus grand nombre puisse grandir, se construire, échapper à sa condition, ne pas désespérer.


Ce mot, il devrait éternellement vous brûler la gorge, vous couper le souffle. Il est à l'évidence le signe du mépris sans borne que vous portez aux gens ordinaires, ces riens, vous savez, ceux qui vous ont élu, vous nourrissent, œuvrent dans l'ombre pour que vous puissiez briller.


Je ne désire rien tant que de voir ce boomerang ignoble vous revenir un jour dans la face. Que cette multitude se réveille et réagisse comme elle le devrait pour vous punir de cette déclaration. Votre quinquennat est bien mal engagé. Vous pouvez bien jouer le monarque, vous pavaner et envahir les unes des médias complices de votre mégalomanie, je veux croire que bientôt, à cause d'un petit rien, vous trébucherez et sombrerez, balayé par tous ces gens courbés qui lèveront enfin le poing!
Et vous n'y pourrez rien!
 

 



02/07/2017
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